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Art & Culture

Tuarii, une étoile montante de la comédie en Polynésie

Publié le 14 décembre 2017

Que ce soit devant la caméra, sur les planches de l’Otac ou la scène de Toa’ta, il ne ce cesse de nous impressionner. Tuarii, artiste aux multiples facettes, est un jeune homme souriant et généreux qui respire la joie de vivre. Il s’est livré à Hommes de Polynésie sur son parcours artistique, avec humilité et passion.  

LA COMÉDIE, UN HEUREUX HASARD

Tuarii est une étoile montante du petit écran en Polynésie. À 26 ans, il a déjà donné la réplique à Yves Edouard Malakai dans les séries Maui & Coco et Tupapa’u. Il multiplie les rôles et fascine par son énergie et sa joie communicative. Voilà comment tout a commencé :

« Le lendemain d’un spectacle, je reçois l’appel de Marie-Eve Tefaatau. Elle dit m’avoir vu sur scène et me demande de venir faire des essais pour la télé. »

Marie-Eve, bien connue du monde audiovisuel polynésien, est conceptrice et productrice de programmes télévisés. C’est elle qui est à l’origine de nombreuses séries diffusées sur Polynésie Première et TNTV, comme Les Vilaines, Psychot Pas ou encore Tupapa’u. Marie-Eve fait partie de ces personnes qui donnent leur chance aux jeunes talents.

« Avant, je n’avais fait que de la figuration, c’est Marie-Eve qui m’a donné mon premier vrai rôle en tant que Toutou dans Tupapa’u. »
© Facebook Tupapa'u - film

TUPAPA’U, UNE AVENTURE HUMAINE

Le tournage de la première saison de Tupapa’u est une grande première pour Tuarii. Être devant la caméra, interpréter un rôle, se glisser dans la peau d’un personnage et lui donner vie, relève du défi. Dans cette épreuve, il est guidé par Yves Edouard Malakai, un comédien que Tuarii a toujours admiré.

« Je réalisais un rêve en jouant avec l’un des plus grands comédiens polynésiens. C’est un vrai professionnel. Il m’a appris à me poser les bonnes questions et à aller au bout de moi-même. L’avoir comme mentor est un honneur. »

Pour Tuarii, le jeu d’acteur et la comédie, c’est un rêve de gosse qui se réalise, mais ce qu’il trouve d’autant plus enrichissant, ce sont les rencontres. Durant plusieurs mois, il côtoie acteurs, ingénieurs du son, caméramans, scénaristes, producteurs et réalisateurs avec qui il se lie d’amitié.

« Au début, nous étions des collègues, puis nous sommes devenus amis. On s’appelle et on se voit régulièrement. Je suis devenu riche de ces rencontres. »

L‘ACCUEIL DU PUBLIC, ÇA N’A PAS DE PRIX

Encore aujourd’hui, Tuarii ne réalise pas le chemin qu’il a parcouru. Pour lui, se voir à la télé et être interpellé dans la rue, est « priceless1». Habitué, il ne l’est et ne le sera probablement jamais car chaque rôle, chaque représentation, chaque rencontre, sont exceptionnels.

« Je trouve ça hallucinant de passer à la télé. Quand les gens m’interpellent dans la rue et me demandent une photo, j’hallucine ! Merci, merci à vous tous pour tout ce que vous me dites quand vous m’arrêtez dans la rue, pour tous vos gentils mots. Ça me tient à cœur de vous le dire, et on m’en donne enfin l’occasion : MERCI ! »

Tupapa’u, Les Champignons de Paris, Maui & Coco, Tuarii a déjà derrière lui un parcours artistique prometteur. Il me confie, en toute modestie, qu’il a eu beaucoup de chance d’avoir croisé sur le chemin de sa vie des personnes qui lui ont permis d’être là où il est aujourd’hui. Toutefois, s’il y a bien une chose l’a propulsé au devant de la scène, c’est la danse.

LE ORI TAHITI, L’HISTOIRE DE SA VIE

Encouragé par sa maman, Tuarii participe à son premier Heiva en 2007, à l’âge de 17 ans. Etonnamment, il n’avait jamais dansé auparavant, mais comme son cousin Toanui Mahinui a pu confier à Hommes de Polynésie : il avait déjà le rythme dans la peau.

« Je n’étais pas encore né que j’allais déjà aux répétitions, dans le ventre de ma maman. Elle m’emmenait à toutes les représentations, tous les spectacles. La danse, ça a toujours été toute ma vie. Mais en 2007, c’est devenu moi, moi qui danse. »

Seulement 5 ans plus tard, Tuarii est sacré meilleur danseur avec la troupe Hitireva de Kehaulani Chanquy. Dès lors, tout est allé très vite. Il est approché par Winston Rosas, un promoteur mexicain, qui lui propose d’enseigner la danse au Mexique. Puis vint le tour des Etats-Unis, de la France et du Japon. Les tournées s’enchaînent et chaque année il rencontre l’engouement pour le Ori Tahiti2 à l’étranger.  

LE HEIVA, SON PIED À TERRE

Bien que la danse le mène aux quatre coins du monde, elle ne manque pas de le ramener chaque année là où tout a commencé : le Heiva. Tuarii participe au Heiva tous les ans depuis 10 ans. Les mois de février et mars marquent « la rentrée des classes », un moment qu’il ne manquerait pour rien au monde.

« Je pars beaucoup à l’étranger et le Heiva m’aide à ne pas oublier d’où je viens et où tout a commencé. C’est aussi un moyen de redescendre sur terre en me disant : maintenant il faut retourner à l’école, il faut apprendre. Ça m’aide à me remettre en question, à ne pas me reposer sur mes acquis. »

Tuarii a certes fait ses premiers pas à l’âge de 17 ans, mais la danse a toujours fait partie de lui. Elle l’a fait grandir, elle l’a aidé à prendre son envol. Il n’a pas honte de dire qu’il doit tout à celle qui lui a transmis cette passion : sa maman, Manouche.

« Tout ce qui m’est arrivé, je le dois à ma maman. Tout d’abord parce qu’elle m’a mis au monde, mais surtout parce qu’elle m’a poussé à danser. Personne d’autre ne l’aurait fait pour moi. Je lui dois tout. »

1Priceless est un mot anglais qui signifie « inestimable »

2Ori Tahiti est une danse polynésienne aussi appelée Tamure

Mereani Maraeauria
Rédactrice web

© Photos : Hommes de Polynésie, Tuarii Tracqui

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