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Michel, « mieux-être » pour « vivre mieux »

Publié le 11 décembre 2018

Masseur officiel pour de grands noms du sport polynésien, Michel Folliot De Fierville n’a pourtant pas toujours été le « Michel aux doigts d’or », « Un professionnel hors pair » que décrivent tous ses fans. Il explique à Hommes de Polynésie comment toucher du doigt notre « mieux-être » peut changer notre perception de la vie.

UN PERE SERIGRAPHE

Immeuble Chin Loy à Mama’o, un parfum d’huiles essentielles indique aux visiteurs la direction à suivre pour retrouver l’institut de Michel.  Comme son nom ne l’indique pas, Michel est d’origine chinoise né à Tahiti et adopté par un mordu de rugby, Monsieur Folliot De Fierville qui enregistre 35 ans de territoire où il a exercé la profession de sérigraphe (impression textile, t-shirt baptisé STIA vendu et rebaptisé …Tahiti ART) à Arue. Une rétrospective pour expliquer qu’avant le massage, Michel était salarié dans l’entreprise de son père.

« J’ai travaillé pour lui pendant 20 ans, comme imprimeur au départ, gérant de boutique, puis commercial. Je gérai aussi le personnel et les stocks. »

Le patriarche est Normand et bosseur. Alors qu’il n’a que 25 ans, il part de France pour une partie de chasse en Nouvelle Zélande.

« Il est venu une première fois en transit avant de rejoindre la nouvelle Zélande pour chasser le cerf. Il s’y est plu et en rentrant à Paris il annonce à sa mère qu’il quitte la France pour Tahiti. »

Dans ses bagages un ballon ovale. Une passion qu’il communiquera à cet enfant qu’était Michel lorsqu’il a rencontré sa mère. Le père de cœur devient aussi le père instructeur. Il lui enseigne tous les rouages du métier de commercial.  Michel est réceptif et discipliné. Une qualité héritée de ses nombreuses années de pratique sportive.

« J’ai commencé à l’âge de 7 ans par le judo, à 10 ans j’ai fait du football et du Kung Fu et puis vers 10, 11 ans le rugby. »

A 20 ans il laisse crampons, tenues de kung fu et kimono pour enfiler son bleu de travail retrousser ses manches, se consacrer à sa maison et plus tard à son foyer où 3 enfants grandissent sans presque jamais voir leur père puisque souvent absent. Après avoir gravit tous les échelons, Folliot Fierville senior lui demande de reprendre le Business familial. 

« J’ai dit oui sous certaines conditions, il ne les a pas acceptées. Nos relations se sont distancées. »

UNE VIE A RECONSTRUIRE

Lorsqu’il s’en va de la société Michel est à deux ans de passer le cap de la quarantaine. Cela va être le début d’une longue période de galère…10 ans.  

« Ce départ a précipité ma chute car après le boulot c’est mon mariage qui n’a pas tenu. Je divorce, perds maison et enfants car sans ressources. J’ai connu des fins de mois chaotiques. Parfois j’ai eu du mal à joindre les deux bouts. »

Avoir tout perdu à 38 ans ne laisse que peu de choix : repartir de zéro ou bien abandonner.

« Fatigué, vidé, déprimé, ce qui m’a sauvé c’est d’avoir repris le sport et puis j’ai vendu des voitures ça m’a permis de m’en sortir »

Sa rencontre avec le massage a lieu à ce moment précis de sa vie. Nous sommes en 2011, Michel pratique régulièrement les arts martiaux. Un jour qu’il enseigne à l’école de Simon LAUFATTE, l’une de ses élèves lui apprend que sa mère tenait une école de massage à Paea, « l’école International de Massage ».

« Elle m’explique que j’ai le choix entre une formation à la carte ou une formation longue, j’opte pour la seconde. En 2011 je me formais et en mai 2012 j’ouvrais ma patente « J.A.C Pacific Massage ». Grâce aux arts martiaux j’avais enfin trouvé ma voie ! »

LE MASSAGE

A l’heure où les mauvaises habitudes alimentaires génèrent maladies chroniques responsables à 63% des décès dans le monde, il est heureux de constater qu’à notre échelle il existe des solutions présentant de nombreux avantages sur notre santé et notre équilibre à commencer par un mieux-être. Un mode de vie que prône désormais Michel.

« Les gens arrivent ici souvent déboussolés. Quand ils repartent je tiens à ce que l’âme ; l’esprit et le corps ne fassent plus qu’un. Mon travail c’est de faire tomber les masques afin qu’ils se sentent bien ! »

7 ans se sont écoulés entre son choix de vie et sa mise en pratique. Sept années au cours desquelles Michel s’est constitué un portefeuille clientèle conséquent. Des personnes issues de tous horizons comme des sportifs de haut niveau, des professionnels de santé, des prestataires de service à la personne et bien entendu des particuliers.

« Je ne prétends pas tous savoir mais j’ai une expérience certaine dans mon domaine d’activité. J’ai acquis une forme de sagesse qui m’aide à distinguer les besoins de chacun de mes habitués. »

Michel sait que le secret d’une saine gestion de son mieux-être ne se résume pas seulement à savoir quoi faire mais à savoir comment y parvenir. Ainsi, pour parfaire ses connaissances, Michel s’inscrit à la Business Maker Academy. Une expérience bouleversante qui extrait l’individu de sa zone de confort. Michel gagne en méthodologie et grâce à un questionnaire précis identifie les obstacles et priorités de sa clientèle.

« Qu’est-ce qui vous empêche d’adopter une saine alimentation ou de dormir suffisamment ? Ciblez un obstacle à la fois et surmontez-le. Mettez en pratique les éléments de la liste pour être en meilleure santé, plus en forme et plus heureux.  Personne n’a jamais dit que cela serait facile, mais tout le monde peut arriver à faire en sorte que le Bon Etre se manifeste ! »

A chaque rencontre son partage, à chaque partage son impact positif se vérifie comme en atteste cette galerie de portraits où l’on reconnaît le cycliste Tamanui Mahuta, le Xterrien Cédric Wane, Vaianu Lucas la blogueuse plus connue sous le nom de Nanou, Emehe Dezerville première dauphine de Miss Tahiti 2018 ou encore Steeve Hamblin, gérant de la BMA.

Ce qu’il retient de ces partages c’est « qu’il faut que la culture se perpétue autant dans le massage, que dans le tatouage, la musique, la danse et qu’il faut préserver tout ça. Il y a eu des efforts de faits, on le voit les gens reviennent à la culture. Donc le message c’est d’être vrai, d’être soi-même en Polynésie ! »

Plus d'informations

Informations complémentaires sur la page Facebook  J.A.C Pacific Massage

Jeanne Phanariotis
Rédactrice web

© Photos : Michel Folliot De Fierville

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