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Société

Vaihau Rari, ingénieur à la TEP !

Publié le 29 mars 2019

« J’ai un job en or ! » Vaihau est ingénieur. Il conçoit le réseau d’acheminement en énergie électrique pour le compte de la TEP, la Société de Transport d’Energie Electrique en Polynésie. Intégré il y a 9 mois, Vaihau est toujours aussi enthousiaste à l’idée de retrouver son fauteuil de chef de projets entouré de ses trois collègues de bureau. Hommes de Polynésie a été touché par ce jeune technicien qui rêvait d’une carrière de footballeur.Hommes de Polynésie

« Ce n’est pas tout à fait « moi » de faire ce genre de truc ! »

À 25 ans, Vaihau n’a pas pour habitude de paraître dans les médias. À vrai dire, il ne voulait pas : « m’exposer comme ça je ne le fais pas, mais pour ma boîte j’ose le faire parce qu’elle en vaut vraiment la peine. »

Sa boîte c’est la TEP, une société qui gère un réseau de plus 240 kilomètres de lignes souterraines et aériennes permettant le transport de fée « électricité », des centrales de production aux postes de distribution. Pour que ce réseau soit pratique, sans risque et fluide, une équipe de 4 personnes en partage la conception. Moyenne d’âge du quatuor : 34 ans.

Dans les faits, Vaihau et ses collaborateurs élaborent de nouveaux projets dans le but d’améliorer et d’offrir un service de qualité aux consommateurs, ainsi que de favoriser l’avènement des énergies renouvelables. Comment ce jeune homme, est-il passé du quartier Pater à Pirae, où il a grandi, à ce job ?

« Je l’ai fait pour ma grand-mère qui s’est beaucoup occupée de moi. »

Vaihau rêvait de faire carrière dans le surf ou le football ! Il opte finalement pour pilote de ligne. Mais en sixième la séparation de ses parents l’éloigne de ses objectifs. Sa grand-mère le prend sous son aile et le soutient tout au long de sa scolarité.

« Elle a su me réconforter et sa philosophie est : il y a plus de plaisir à donner qu’à recevoir. Elle avait inscrit en moi la valeur du partage. »

 

Il aurait tant voulu hériter de sa gentillesse, mais à 11 ans il comprend rapidement qu’il lui faudra passer par une période difficile d’adaptation. Il voulait s’en sortir et il s’en donne les moyens.

« Dans les moments difficiles, il ne faut pas baisser les bras. Le travail paye, il n’a aucune raison de douter. »

Il part donc en France dans ce but, il fait deux ans de classe préparatoire maths sup / maths spé. Il caresse l’espoir d’intégrer l’ENAC (Ecole Nationale de l’Aviation Civile), il tente le concours de pilote de ligne, il échoue pour cause de non-maîtrise de la langue de Shakespeare. En parallèle, comme un signe, il postule à d’autres études… dans l’ingénierie.

« J’ai été reçu dans une école d’ingénieur dans le nord de la France ! »

Vaihau met les bouchées doubles, pas question pour lui d’essuyer un nouvel échec. Toutes ses vacances, il les a passé à réviser et travailler. Deux années se sont écoulées, l’heure de choisir sa spécialisation. Pourquoi l’énergie ? Il l’ignore, ce dont il est sûr c’est qu’il « veut servir son pays ! »

« En cours, j’ai été fasciné par le système énergétique, et du coup en revenant ici, je me suis dit que je chercherai un emploi ayant attrait à ses critères. » 

Des éclats de rires provenant du couloir nous interpellent. Ce sont des collègues qui s’en vont sur le terrain. « Il y a de l’ambiance ici, on ne s’ennuie pas ! » lance Vaihau.

Il effectue son projet de fin d’études ici, à l’OPT, une fois son cursus scolaire achevé, il revient au pays sans savoir s’il trouvera un job. Il multiplie les CV. Dans sa liste figure la TEP. Elle lui ouvrira les portes de son domaine un jour de juin 2018.

« J’ai le statut de chef de projet ingénierie »

Premier job, première victoire, mais les surprises ne s’arrêtent pas là. Vaihau découvre le management selon la TEP. Une philosophie d’entreprise qui va lui être transmise par ce qu’ils appellent « le parrain ».

« C’est un guide qui vous accompagne dès la première journée. Il y a également les tuteurs. Ils t’enseignent tout ce que tu dois savoir de l’entreprise. »

9 mois qu’il conçoit, élabore, partage, échange, étudie et suit des projets. Vaihau l’assure, depuis que « je suis à la TEP, moralement et physiquement, je suis en forme ! Je le reconnais, j’ai un job en or !»

 

Rien ne vaut à ses yeux la persévérance et le travail. C’est ce message qu’il souhaite que la jeunesse polynésienne retienne. « C’est notre époque maintenant, il faut montrer notre savoir-faire, savoir se montrer patient, ne jamais douter. Une fois que tu auras trouvé ta voie, c’est comparable à un sentiment de fierté, de joie : FONCEZ ! »

Jeanne Phanariotis
Rédactrice web

© Photos : Hommes de Polynésie

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