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Société

Roger VANQUIN, Et si on parlait cyber-harcèlement?

Publié le 28 mars 2019

Alors que l’on a trop souvent l’image d’une jeunesse polynésienne oisive et démotivée, il semble intéressant de mettre en lumière des étudiants, qui, en plus de leur cursus scolaire ou universitaire, s’engagent dans des causes qu’ils jugent utiles. C’est le cas aujourd’hui avec Roger VANQUIN, un élève de l’ISEPP qui prépare avec sa classe un beau projet pour le bien-être des étudiants. Il se confie à Hommes de Polynésie

Roger est né à Raiatea, fils d’un père originaire de Moorea et d’une mère de Bora Bora, où il a passé sa plus tendre enfance ; sa scolarité se fait entre Tahiti et Bora au gré des déménagements de la famille. Jusqu’en classe de 4ème où il intègre le collège Anne-Marie Javouhey, où malheureusement il redouble. Puis direction le lycée de Raiatea, jusqu’en terminale ES option Mathématiques.

« Après la terminale et mon bac, je me suis pris une année sabbatique »

Même si Roger avait déjà dans l’idée de s’inscrire à l’ISEPP (1), ce qui était l’un de ses choix post-bac, il ne l’a pas fait tout de suite par manque de moyens. Il avait pourtant un oncle qui travaillait dans le monde de la radio. Roger a donc vite renoncé à son rêve d’enfant : celui de devenir vétérinaire.
C’était l’univers de la communication dans lequel il allait tracer sa voie, et l’ISEPP était bien entendu l’école toute désignée pour cela.

Il a toujours été passionné par l’audio-visuel et a multiplié les stages dans différentes disciplines, notamment comme infographiste. L’an passé il a participé au FIFO où il a, en plus de l’infographie, été monteur vidéo.

L’ISEPP (1) était le chemin tout désigné pour évoluer vers un métier dans les médias ou dans l’évènementiel. Et Roger s’y est inscrit. Aujourd’hui, il est dans la 3ème et dernière année et, avec ses camarades, il devrait présenter un projet.c

On a vu dans un portrait récent (2) que l’un des projets retenus était celui de la promotion de l’île de Tahiti, et il en existait trois autres. Roger se retrouve aujourd’hui dans un projet baptisé « À la recherche du bonheur », qui est la réunion de deux idées : d’abord le bien-être chez les jeunes et les étudiants, mais aussi la grande question du cyberharcèlement.

LE PROJET « À LA RECHERCHE DU BONHEUR »

L’idée est de proposer chaque années ce projet « à la recherche du bonheur » avec, pour chaque édition, un thème. C’est un peu ce que fait le FIFO : une manifestation annuelle qui ajoute une thématique nouvelle à chaque fois. Pour ce qui sera donc en 2019, la première édition, l’idée des élèves qui ont formé pour l’occasion le groupe de travail « te ara ora », est de partir sur le sujet du cyber-harcèlement, en proposant des solutions.

 

« Il n’y a pas de données chiffrées sur la question du cyberharcèlement en Polynésie Française »

C’est en partant du constat de l’absence de statistiques sur la question du cyberharcèlement en Polynésie Française que l’idée de consacrer la première édition de leur évènement à ce sujet est venue à Roger et ses camarades.

Il précise que, bien entendu, lui et ses camarades ne prétendent pas régler le problème mais qu’en revanche ils espèrent que cette opération permettra de libérer la parole pour des adolescents et des jeunes qui seraient ou auraient été victimes de ce phénomène nuisible.

Lors de l’évènement « à la recherche du bonheur », des partenaires qualifiés (le Fare Tama Hau, S.O.S. suicide ou DSP par exemple) et des ateliers pourront aider les éventuelles victimes qui se feraient connaître.

QU’EST-CE QUE LE BONHEUR ?

Le titre de l’évènement parle donc de bonheur. L’idée pour nos étudiants est de proposer à leurs semblables des activités ludiques et relaxantes pour leur bien-être ou leur « mieux-être ». Cela peut être utile aussi pour combattre des situations de stress qu’ils connaissent par exemple à l’approche de certains examens.

Nous avons d’ailleurs demandé à Roger quelle était sa définition personnelle du bonheur. Il nous répond :

“Alors le bonheur pour moi est un sentiment de bien être et ce “bien-être” peut être psychologique ou physique. Ensuite le bonheur est également un sentiment de joie, un sentiment agréable qui procure une certaine satisfaction. Le bonheur c’est sourire à la vie, c’est partager des moments uniques, c’est aimer, c’est vivre, c’est-à-dire profiter de la chance qu’on a de pouvoir se lever chaque matin afin de vivre le futur. Le bonheur, est tout simplement la seule chose dont nous avons besoin dans notre courte vie”.

Concrètement, on trouvera sur place, à la Mairie de Pirae, les 26 et 27 avril prochains, des possibilités de faire du sport, des ateliers dégustation, un blind-test musical, des conférences (sur les dangers des réseaux sociaux ou le stress et le sommeil), des jeux de cartes, un atelier théâtre et expression, et d’autres choses encore.

Un programme spécial est également prévu pour le thème du cyber-harcèlement avec, outre les professionnels déjà évoqués, le visionnage de courts-métrages sur le sujet, des jeux de rôle, avec aussi un livre d’or permettant d’inscrire des témoignages. Roger et ses camarades s’étonnent d’ailleurs qu’il n’y ait pas de campagne de prévention ou d’information sur ce sujet, sous forme de spots ou de clips. Une idée sans doute à creuser au niveau institutionnel…

1 Institut supérieur de l’enseignement privé de Polynésie

2 Voir portrait de Miriama Speth dans FEMMES DE POLYNESIE et son projet Mov’it

Laurent Larchiver
Rédacteur web

© Photos : Hommes de Polynésie

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