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Portrait

Street dance

Manava, Le Hip Hop dans la peau!

Publié le 22 novembre 2018

Si on lui avait dit qu’un jour il ouvrirait son école de HIP HOP, Manava, chorégraphe de la troupe All In One aurait répondu : ce n’est pas possible ! Mais à force de travail, de soutien et de contacts, celui qui n’avait que la danse pour s’en sortir figure avec ses danseurs au top 50 des meilleurs de la discipline au monde. Hommes de Polynésie s’est entretenu avec un homme fier de contribuer à hisser haut les couleurs du fenua. 

PASSIONNE DE STREET DANCE

« Je m’appelle Manava Akau, j’ai 23 ans, je suis le chorégraphe d’All in One et j’ai ouvert mon école de danse ».

Le bras droit nouvellement tatoué, Manava nous a donné rendez-vous dans les jardins de Paofai où avec ses amis ils répondent à l’appel de l’Union Pour la Jeunesse afin de délivrer un message : Rien n’est impossible à ceux qui s’en donnent les moyens. Du Ministère de la Jeunesse et des Sports aux bienfaiteurs, Marc et autres proches, tous ont contribué à faire que Manava fasse de son rêve une réalité. Tout a commencé avec YouTube. Il n’a pas encore 15 ans et il est subjugué par le film « Steppin’».

« C’est ce film qui m’a poussé à être danseur puis « Street dancers ». J’ai décidé de monter un groupe avec des cousins, on s’est baptisés les All In One. »

C’était à Moorea. Mais ses parents ne voient pas cette formation d’un bon œil. Ils veulent qu’il assure son avenir plutôt que sa passion.

« Lorsque j’étais en 5ème, avec les élèves de ma classe, nous avions monté un groupe pour les fêtes d’école. J’étais déjà leader, je commençais à faire mes chorégraphies à l’image des grands champions. Mes parents m’ont alors soutenu après m’avoir dit d’arrêter la danse ! »

Sauf qu’il échoue au Bac préférant les pas de danse aux cours. En échec scolaire il ne lui restait plus que sa passion pour s’en sortir.

« La danse était tout à mes yeux. A 16/17 ans j’avais déjà en tête de monter mon école de danse. L’idée m’est venue après avoir enseigné pendant quelques mois à l’école de danse Vanessa Roche. Elle avait décelé en moi un potentiel. »

DU RÊVE A LA RÉALITÉ

Viens 2011, l’année de tous les succès. Sa tante alors responsable de la troupe Knight Riders lui propose de faire partie du groupe en tant que chorégraphe danseur. Ils s’inscrivent au concours Upa Nui où ils finissent second et accèdent au niveau supérieur en participant aux Oscars de la danse au national. Ils finissent sur la seconde marche du podium et sont propulsés à l’international. 

Celui qui avait essuyé les moqueries et la désapprobation de certains pour avoir inclus des pas de danse traditionnelle à ses chorégraphies, gravissait un à un les échelons de la réussite jusqu’à parvenir au sommet à Phoenix aux Etats Unis où se tenaient les championnats du monde de la discipline. Dans le même temps il est contacté par Romain Robert, le directeur des auditions d’une émission française.

« Il nous avait appelé une première fois l’année dernière. C’était à l’occasion de notre participation au concours de Hip Hop international. Il nous voulait sur « la France a un incroyable talent » suite à notre show. Mais nous devions participer au championnat du monde à Phoenix aux Etats Unis. Résultat j’avais refusé. Cette année, il m’a encore relancé, j’ai hésité parce que nous nous étions préparés pour la Nouvelle Zélande et ensuite Phoenix. Mais vu que les dates étaient trop rapprochées du coup je l’ai recontacté pour lui dire que nous allions y participer.»

La suite s’écrit encore aujourd’hui. De retour au fenua expérimenté et riche de rencontres, Manava a monté son école de danse et concrétise ainsi son rêve de toujours.

« D’être parvenu à un tel niveau c’est déjà énorme mais notre objectif c’est de hisser haut les couleurs de notre fenua au niveau international. Ce serait vraiment une fierté pour nous après toutes ces années d’efforts de permettre à une petite île comme Tahiti de faire partie des 20 meilleures équipes au monde. Je précise que nous ne nous considérons pas comme des stars, nous avons encore beaucoup à apprendre, d’ici là on s’entraine. »

UNE ECOLE ALL IN ONE A TIPAERUI

Dans son sillage une vingtaine de jeunes qui comme lui ont le même rêve. Des jeunes qui désormais ont une adresse pour s’adonner à leur passion commune : le HIP HOP. Ils se donnent rendez-vous chaque jour à 16h depuis une semaine à Tipaerui. S’il a un conseil a prodigué c’est celui-ci :

« Dis-toi que rien n’est impossible. Tu dois croire en toi et en tes capacités à te dépasser pour atteindre l’objectif visé sans te disperser et sans oublier que l’on n’est rien sans les autres. Je me le suis tatoué pour ne jamais l’oublier. »

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Sur la page Facebook :  All In One

Jeanne Phanariotis
Rédactrice web

© Photos : Manava Akau – Facebook All In One

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