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Du vin à l’algorithme, Guillaume fait sa révolution !
transition digitale

Du vin à l’algorithme, Guillaume fait sa révolution !

Publié le 26 juillet 2018

Enfant du fenua, Guillaume Lévy s’expatrie à New-York pendant 5 ans pour travailler en tant que commercial et consultant en vins et spiritueux. Revenu à Tahiti, il s’investit pour mettre la Polynésie à l’heure digitale. Hommes de Polynésie a rencontré ce geek bon vivant capable de vous parler avec passion des grands millésimes et des algorithmes intelligents. 

L'irrésistible appel du retour au Fenua

Après sa scolarité à Tahiti, Guillaume est parti en France pour étudier dans une école de commerce en se spécialisant dans le commerce des vins et spiritueux. Au gré de ses stages professionnels, il séjourne en Angleterre, en Inde et en Chine avant de se fixer à New-York.

« J’y ai travaillé cinq ans. J’étais commercial et consultant en vins à New York. Une expérience formidable où j’ai vécu et travaillé comme jamais. Puis, comme beaucoup « d’enfants d’ici », nés au Fenua, j’ai eu l’irrésistible envie de tout laisser tomber pour retourner y vivre. Ma crise de la trentaine à moi ! Et c’était la meilleure décision de ma vie. »

Guillaume trouve alors très vite du travail en tant que commercial terrain dans les vins et spiritueux, pour le compte de la société Sodispo, où il assurait aussi le management de la boutique « Le Pavillon des vins ». 

« Ce qui m’a permis de renouer des relations, aussi bien chez les professionnels que les particuliers. Le monde des vins et des spiritueux est un monde où l’affectif joue beaucoup. »

Mais Guillaume ne se contente pas de cela.

« Parallèlement à mon travail du jour, je n’ai jamais cessé de m’intéresser aux innovations dans le monde du numérique et d’internet.  J’ai toujours été un « Geek » et si j’avais fait le choix de m’orienter vers le vin, c’était aussi pour pouvoir travailler aux USA. On n’attend pas les Français dans l’informatique, alors que le vin… Je suis tout naturellement revenu vers mes premières amours, le digital et le numérique. »

Devenir un acteur de la transformation digitale au fenua

Sur son temps libre, Guillaume aidait des chefs d’entreprise de TPE à basculer vers des solutions « cloud » pour la gestion de leur entreprise. 

« Au bout du troisième qui m’a encouragé à en faire mon métier, j’ai commencé à y croire… Démissionner d’un travail bien payé pour se lancer à son compte n’a pas été chose facile, mais je l’ai fait à 34 ans, et comme beaucoup le disent, c’était le moment ou jamais ! »

Guillaume insiste sur le fait qu’il a pu compter sur le support de sa famille et ses amis, et il a été accepté en tant que formateur à la Chambre de Commerce dans le cadre du Passeport Digital1.

En parallèle, il développe ses activités de consultance dans la transformation Digitale et le CRM, Customer relationship management (la gestion de la relation client). 

« J’adore ce que je fais ! J’étudie les processus et les outils numériques de mes clients, pour leur proposer d’autres solutions avec leurs processus optimisés. Tout cela dans le souci permanent d’accompagner la conduite du changement. La transformation numérique est avant tout un projet humain ! »

Selon Guillaume, le numérique est une formidable révolution pour le monde et la Polynésie porteuse d’opportunités. 

« Dans le digital on parle de solution. Car ces nouveaux logiciels dit SaaS, Software as a Service (Logiciel en tant que service), répondent à des besoins dont certains ont toujours existé mais ne pouvaient pas se résoudre, ou coûtaient trop cher. Et de nouveaux besoins émergent tous les mois, alimentés par les objets connectés ou le Big Data par exemple. »

Les solutions digitales peuvent avoir des effets directs sur notre qualité de vie en Polynésie. Associé à de nouveaux processus et méthodes de gestion de projet, Guillaume estime que le télétravail a un potentiel conséquent. 

« Les sociétés de Papeete ne gagneraient elles pas à laisser leurs collaborateurs travailler 1-2 jours par semaine à domicile ? Les habitants de Paea et Mahina ne gagneraient ils pas 1h30 par jour de moyenne ? Passer plus de temps avec la famille la journée, et finir une tâche à 21h s’il le faut… »

Enfin, Guillaume relève le dynamisme des start-ups polynésiennes aidées notamment par l’incubateur Prism.

« C’est une excellente chose, car cela permet d’accompagner les lauréats dans leur projet et de se sentir moins seul, quand ils en ont le plus besoin, c’est à dire au début. De plus, je ne dévoile pas un secret en disant que le commerce traditionnel est assez verrouillé par de grands groupes familiaux, mais sur le net, le terrain est encore vierge. Voilà pourquoi je crois dur comme fer dans le fait de se lancer dans une Start-up aujourd’hui en Polynésie surtout dans le digital et le e-tourisme. »

1 Il s’agit d’une formation de 5 jours destinée aux chefs d’entreprises non-salariés ou patentés. Pris en charge par la CCISM et le pays, elle ne coûte que 25 000 xpf. Plus d’informations sur le site de la CCISM – Passeport Digital

 

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Sur la page Facebook Aorai Conseils – Guillaume Levy

G. C.
Rédacteur web

© Photos : Guillaume Lévy

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