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Art & Culture

Veroarii, entre tradition et modernité.

Publié le 7 février 2019

Nous sommes reçus par Anthony Doucet, plus connu sous le nom de VEROARII, pour parler de son parcours et de ses projets. Hommes de Polynésie a rencontré ce jeune artiste polynésien qui a fait le choix de vivre son rêve : être musicien professionnel.

LA MUSIQUE SANS FRONTIERES

Tel Obélix, c’est depuis l’enfance que Veroarii est tombé dans la musique. Deux figures masculines l’inspirent musicalement : son papa, qui joue de plusieurs instruments pour le plaisir et Michel Poroï, son père spirituel qui est également son beau-frère, guitariste auquel il voue une admiration sans limite.

“ quand j’écoutais Michel, je savais que plus tard je serai guitariste ”

Pour atteindre son objectif, il travaille dur. La technique, c’est auprès de Jérôme Delvallet qu’il l’acquiert durant son adolescence. La précision, le feeling, l’oreille, c’est Michel Poroï qui les lui a transmis. Mais en attendant, il poursuit sagement son cursus scolaire, car il avait fini par croire cette phrase qu’on lui répétait souvent : « la musique, on n’en fait pas un métier ».

Tout d’abord à l’UPF, puis vient l’heure de se spécialiser et d’en profiter pour changer d’air. Direction Bordeaux, pour finaliser sa licence d’anglais. Sa guitare l’accompagne, et c’est avec les jeunes Polynésiens du “foyer des Tahitiens” qu’il anime des soirées sur la scène bordelaise.

C’est ensuite outre-manche à Southampton qu’il devient assistant dans un collège. Pas de hasard, l’enseignant avec qui il collabore partage la même passion pour la musique. Il lui fait découvrir les “open mic”, qui consistent à se produire sur une scène ouverte à tous musiciens ou chanteurs, débutants ou confirmés. Il est bluffé par les performances des artistes qui montent seuls sur scène et captent l’attention de tout un public. Il nous confie : “pour nous (les polynésiens) la musique, c’est en groupe, mais pas tout seul”

RAISON OU PASSION ?

Son diplôme en poche, il rentre au Fenua pour devenir professeur des écoles. 60 candidats sont retenus pour suivre la formation, il arrive 61ème ! Encore un signe se targue-t-il…un désistement lui permet d’intégrer le cursus et le voilà parti pour 2 années où il jongle entre sa formation et les concerts avec Michel. Perfectionniste dans l’âme, il n’arrive plus à exceller dans les 2 domaines, un choix s’impose à 2 mois de son diplôme, il décide de tout plaquer pour la musique.

“ La vie de musicien s’est imposée à moi comme une évidence”

LES PROJETS

Ce sont les concerts de plus en plus réguliers sur Moorea qui l’amènent à s’installer sur l’île soeur et y fonder sa famille. Son nouveau défi, c’est de se produire seul sur scène et faire vibrer son public. Nous avons eu la chance d’assister à une de ses prestations. Des standards polynésiens aux reprises internationales et sans oublier ses propres compositions, il y en a pour tous les goûts.

Une belle énergie se dégage de cet artiste souriant, qui a toujours un mot sympathique entre deux titres. Il a produit son 1er album en 2012, intitulé VEROIA, en hommage à son frère. Son titre Haravi’i l’a fait découvrir en tant qu’auteur, compositeur, interprète. Un deuxième album de 10 titres est en préparation, stay tuned!

Son message aux hommes de Polynésie, inspiré du philosophe HEGEL : « Rien de grand ne se fait sans passion ». Voilà un homme qui a décidé de vivre son rêve et non de rêver sa vie, un bel exemple de courage et de réussite.

PLUS D'INFORMATIONS

Mrs Fletcher.

Rédactrice web

© Photos : S.C, Page Facebook Veroarii, 

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