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Art & Culture

Gildas Meillerey, auteur de « Cornu Copiae ou l’imposture du Frigo »

Publié le 18 avril 2019

C’est une nouvelle pièce qui va passer l’épreuve des planches le 19 et le 20 avril : « Cornu Copiae ou l’imposture du Frigo ». Ecrite par l’un des membres de la troupe Compagnie Grand angle, Gildas Meillerey, elle raconte l’histoire d’un survivant au lendemain d’une fin du monde. Hommes de Polynésie a rencontré l’auteur.

« Ne lui reste qu’un frigo qu’il vénère, symbole de l’opulence passée »

A ces mots on ne peut que s’interroger sur l’intrigue de cette nouvelle pièce écrite par Gildas Meillerey. Issu de la troupe « Impromaniacs » qui organisait des spectacles d’improvisations de 2013 à 2015, Gildas a décidé de renouer avec le texte en se consacrant à la rédaction d’un texte original. Renouer parce qu’il avait déjà rédigé un roman intitulé « Monosexualité d’un manchot » en 2007, mais également une pièce en 2016, « Pas d’amant dans l’armoire pièce à tiroirs », et « Eco ou la nouvelle humanité » en 2018 sur le transhumanisme.

« Rédiger cette pièce m’est venu au cours d’un brainstorming avec la troupe à l’époque de « Pas d’amant dans l’armoire pièce à tiroirs ». Ensuite j’ai eu envie de faire une pièce d’anticipation et c’est à la fin de celle-ci (ECO) que le texte de Cornu Copiae est né. »

Une pièce d’auteur dont il sera également l’interprète. Particularité de « Cornu Copiae ou l’imposture du Frigo » c’est qu’elle se joue « seul en scène ». Une première pour Gildas qui se livrera à ce nouvel exercice au petit théâtre de la Maison de la culture où il opérait aux derniers ajustements lors de notre passage. Après plusieurs semaines de répétitions, Gildas avoue être impatient de connaître le retour du public.

« C’est toujours une appréhension pour moi, mais je pense que cela va bien se passer ».

Psychomotricien et directeur de Garderie

En attendant, intéressons-nous d’un peu plus près à Gildas Meilleray. Quand il ne joue pas, ou quand il n’écrit pas, Gildas est psychomotricien, directeur de garderie et « A priori bien » dans sa peau.

Il consacre une partie de son temps libre à écrire des scènes, imaginer des tirades, et concevoir des actes. Une habitude qu’il entretient depuis qu’il a 8 ans. Développer son esprit critique est à son sens vital dans un monde en perpétuelle évolution. Cela se traduit par « inscrire librement sur une feuille blanche ma conscience, mon inconscience et mon subconscient. ».

Breton d’origine irlandaise, ce fils d’ouvrier et cadre a un parcours professionnel en rapport avec les métiers liés à l’enfance. Cela va de l’animation dans des clubs pour enfants aux soins auprès d’enfants relevant d’un handicap. Mais quel est le rapport avec l’écrivain ?

« Né en occident dans un pays a priori démocratique, je n’ai pas connu la guerre, la famine, les désavantages sociaux, je ne suis pas issu d’une minorité. On ne m’a pas agressé. Je ne souffre pas d’une maladie ou d’un handicap. Alors je retiens que j’ai beaucoup de chance et j’essaie de partager cette chance avec le plus grand nombre. »

Les mots sont ainsi devenus ses meilleurs alliés. Et c’est en tant qu’écrivain qu’il collabore avec la Compagnie Grand angle depuis 2016. S’il déclare avec humour que dans un an « je ferai plus vieux d’un an », et dans 10 ans « Je préfère ne pas le savoir », Gildas ne manque pas de projets.

S’il a le sentiment d’être persévérant ou que l’on pourrait très bien le trouver têtu ou versatile, il dit avoir pour modèle toute personne qui aura l’audace de mettre en doute les idées reçues, les convenances, la pensée unique.

« Je ne sais pas si j’ai des mentors, je crois que je trace mon chemin un peu comme j’en ai envie. Malgré tout, il y a beaucoup de personnes qui m’inspirent. »

Gildas a muri au contact de nombreuses cultures (Chili, Argentine, Amérique, Europe, Australie, Nouvelle Zélande) et multiplie les projets, il avoue que son rêve irréalisé est de se réveiller dans mille ans ou plus. A contrario, sa plus grande peur est de ne plus voir sa famille : « j’ai eu le bonheur d’avoir une enfance des plus ordinaires. Je suis resté l’enfant que j’étais, j’ai mûri et j’ai appris, mais je n’ai pas changé.»

Son message aux hommes de Polynésie : « Doutez puis choisissez. »

Plus d'informations

Où ? au Petit Théâtre

Quand ? les 19 et 20 avril 2019 à 19h30

Comment ? en achetant sa place auprès des magasins Carrefour, auprès de Radio 1 ou en ligne sur Ticket Pacific.

Pour qui ? à partir de 14 ans.

Jeanne Phanariotis
Rédactrice web

© Photos : Hommes de Polynésie

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