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Art & Culture

G-Natty, positive vibration

Publié le 5 octobre 2019

Ni son apparence, ni son physique ne nous auraient amenés à penser que l’homme qui se tient devant nous est Directeur de centre de vacances, en plus d’être auteur compositeur de Reggae. Un style musical pour lequel il voue une réelle passion depuis qu’il est tout gamin. Ce qui le distingue de la masse ? Il n’a aucun message. « Dénoncer, tout le monde sait faire, alors que chanter la positivité, c’est ma vibration ». Hommes de Polynésie vous présente le libre et lumineux G-Natty.

« ‘Ia ora na »

De son état civil, nous n’apprendrons pas grand-chose, l’artiste aime avoir son jardin secret. Il y pousse de belles idées, à commencer par la liberté. Une notion qu’il affirme dès ses 15 ans. A cet âge-là, il totalise 7 ans de Polynésie et se met à la guitare et au chant.

« Pour moi, la musique est la meilleure transcription des sentiments. »

G-Natty vit avec le tempo dans la peau depuis le berceau, il baigne littéralement dans le Reggae, allant jusqu’à chanter sous la douche… Il fredonne les grands classiques comme Bob Marley, Gregory Isaacs, Dennis Brown, des grandes figures du reggae qu’il « essayait au début de reproduire, avant de comprendre que c’était une révélation. »

Home Studio

2010, G-Natty affiche un quart de siècle au compteur de la vie. C’est le moment qu’il choisit pour installer un studio d’enregistrement chez lui. Sorte de laboratoire musical, l’auteur compositeur embraye sur une nouvelle façon d’exprimer sa relation passionnée avec la musique. Un corps d’accords qui lui donne accès à de plus en plus de musiciens.

« Je suis un artiste autodidacte.»

A la demande de son cercle d’amis, G-Natty passe de la table de mixage à l’interprétation. Il chante ses textes. Un exercice à l’opposé de sa nature d’artiste qui a souvent du mal à s’ancrer dans la réalité du commun des mortels. Monter sur scène est pour lui une véritable épreuve.

« Les artistes sont des êtres émotionnels, s’exposer n’est pas naturel pour tous les artistes, pour moi c’est se dévoiler, se mettre à nu devant les gens. »

La bienveillance pour compagne

Une fois la peur domptée, il apprivoise le micro. « D’entendre ma voix m’a fait tout drôle, mais d’être monté sur scène m’a donné de la confiance. » Une confiance à toute épreuve, surtout celle des interviews. Au fur et à mesure des entretiens et des rencontres il constate une chose : « Les gens aiment nous mettre dans une boite et moi, ils ne savent pas dans quelle case me ranger. »

Hors cadre, G-Natty ne chante pas pour dénoncer. Il dit agir avec bienveillance.

« Je ne suis pas assez sage pour dire aux gens quoi faire et de toute façon, je déteste ça ! Je ne suis pas un donneur de leçon ni un moralisateur, tout ce que je peux faire c’est de montrer l’exemple en laissant aller la vibration positive.»

A mesure qu’il compose, il s’ajoute de nouveaux défis. Ainsi, au son il marie l’image, et produit des clips vidéo.

« L’alliance musique et image, c’est pour moi l’apothéose de la musique.»

L’autoproduction

L’incasable G-Natty poursuit sa progression à travers « chant » et se lance dans l’autoproduction. 5 ans, un album «War of mind » et dix titres plus tard, il retient de cette aventure la complexité du management artistique. Le titre évocateur – « Guerre d’esprit » – résume l’idée de cette entreprise dont il retient la première de toutes les leçons : « ne donner de date à personne. »

« Cela m’a pris énormément de temps et d’énergie, ça m’a épuisé de devoir tout gérer, l’humain comme l’administratif. Quand tu dois gérer 10 artistes qui se trouvent aux quatre coins du monde pour leur faire signer un document, c’est une sacrée expérience ! Et victoire aussi!»

Ce chef d’orchestre ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, et garde à l’esprit que la musique est une façon d’écrire sur une page blanche qui ne peut pas se déchirer.

« Le pouvoir de l’enregistrement permet d’entendre une personne qui n’est plus là ».

Et fidèle à sa liberté de penser il conclut notre entretien par la mise en avant d’une personne, qui à ses yeux illustre l’Homme de Polynésie : Dany Gerard.

« C’est un homme respectueux et carré qui a organisé un concert marathon de reggae. Pendant 12 heures, de midi à minuit il a dirigé  sans heurts une vingtaine de groupes de musique,  tous plus rebelles les uns que les autres. C’est simple, ce sportif est une force tranquille, une vibration positive ! » 

Jeanne Phanariotis
Rédactrice web

© Photos : Cyril Pallière pour Hommes de Polynésie, Manutea Rambaud, WildZero.

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